Le mariage, qui est censé être une institution permettant d’unir deux personnes et par conséquent deux familles, est plus que jamais partagé entre deux penchants : tradition et modernité. En fait tout conspire à croire que le deuxième l’emporte sur le premier. Pour d’aucuns, le respect est d’une grande importance et peut même primer sur l’amour. Toutefois il est sidérant de constater dans les mariages que ce facteur soit de plus en plus renvoyé aux calendes grecques. A force que les concepts d’« égalité des sexes, émancipation de la femme…» ou de féminisme tout court émergent, on oublie le rôle central du « mâle dominant », pour rester sur le jargon féministe, dans la société.
Le mimétisme est tel que notre société devient de plus en plus une espèce de « Frankenstein ». Le vrai féminisme est celui de nos aïeuls : chacun à sa place, jouant sa partition pour bâtir un model sociétal qui nous ressemble. Aujourd’hui la conception du mariage sous le prisme occidental corse les choses et rend le climat des foyers non propice à la fécondité des liens séculiers de la fraternité et de la cohésion sociale. En lieu et place de s’accommoder aux réalités sociales qui font office de normes chez nous, on se voue à une quête obsessionnelle d’illusions avant-gardistes.
S’y ajoutent non seulement ‘’les droits des femmes’’ version occidentale qui cherchent vaille que vaille, à travers des circuits insoupçonnés, à remettre en cause les us et les coutumes d’une société qui n’est pas la leur mais aussi d’une envie téméraire de chopper le virus du modernisme absolu. Ce féminisme à deux balles sous nos tropiques donne plus à voir un business fleurissant qu’un militantisme original, donc une prise en charge avec conviction, des droits des femmes notamment celles qui se meurent aux marges de la société.
Aussi ! Il faut maintenant consulter votre partenaire, car ‘’les temps ont changé, on est plus au moyen âge’’, ont-elles l’habitude de dire. L’avis de la femme compte aussi, même pour l’érection du domicile conjugal. Jeter l’opprobre aux hommes qui, pour une raison ou une autre, peinent à s’émanciper plutôt que prévu de la maison familiale notamment en milieu urbain. De telles exigences érigées en conditions de mariage chez une large majorité constitue véritablement un fardeau moral pour les hommes, pour la plupart désœuvrés, aspirant au mariage.
Ces caprices quelque peu teintés d’égo surdimensionné de certaines femmes, il faut le dire, débouchent inéluctablement sur d’interminables querelles qui tuent à petit feu les couples. Elles sacrifient savamment leur foyer au profit d’une prétendue émancipation qu’elles ont emprunté à un certain « commerce d’idées » sous tendu par un lobbying jouant sur des couleurs militantes ou parfois humanitaires.
Le tropisme de ce mouvement tendancieux chez bon nombre de jeunes femmes enflamme l’espace public au quotidien. Ceci, d’un élan à friser même le mépris à l’endroit du genre inverse. Elles s’inventent et/ou s’imaginent une égalité en tout ou presque à défaut d’une inversion, qui se révèle impossible, des rôles dans le foyer. Cela se justifie très souvent, à mesure que l’on suit leur regard ; par le simple fait qu’elles tiennent bien souvent le même rang social que les hommes. Ça fait pousser des ailes bien sûr. Impossible donc de faire la part des choses ?
Ce n’est pas misogyne tout ça. Néanmoins construire du neuf sur du vieux s’avère être une véritable gageure. Il vous faut faire profil bas pour sauver vos unions des effets pervers du modernisme, Mesdames. Enfin, prêchons traditionnel quoi.
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