Sandiniéry, cet endroit tant fréquenté est surtout connu grâce à ses fruits. Sous le soleil de Sandaga, ce lieu refuse du monde. Les camions frigorifiques sont garés l’un après l’autre. Tandis que certains ont stocké leurs marchandises dans leurs magasins, d’autres se sont installés sous des tentes.
Les brouettes sur le trottoir perturbent la circulation des passants. Mais il y a une chose difficile à ne pas voir, ce sont des fruits de toutes sortes : oranges, pommes, bananes, avocats, raisins, mangues… sont étalés sur des tables. Les clients passent, marchandent et vérifient si les produits leur conviennent.
Kiné Diagne, femme âgée et vendeuse très déterminée, est dans les lieux depuis des années. Elle nous précise l’acheminement des marchandises avant d’arriver dans ce marché : « Les fruits proviennent de l’Afrique du Sud et ce sont les camions qui les transportent jusqu’à cette chambre froide (pointant du doigt à la chambre froide ). Ils nous les fournissent pour que nous les revendions. C’est notre gagne-pain, nous sommes là tous les jours rien pour que pour pouvoir satisfaire notre besoin et aider la famille ».
Un business qui porte ses fruits malgré la réticence des clients
« Nous vendons tous les fruits mais actuellement c’est la saison des mangues, elles sont celles qui sont les plus convoitées », ajoute la dame Kiné. Cependant la cherté de ces produits inquiète autant les marchands que les consommateurs. Aliou Diallo, gérant de la chambre froide pense que « le prix du carburant des véhicules transporteurs impacte sur le prix des fruits ». Il précise : « Le coût élevé ne dépend pas de nous. Si nous les achetons chers, nous sommes obligés de les revendre à un prix plus élevé sinon nous risquons de perdre ».
Kiné nous confie d’ailleurs que malgré les difficultés liées au travail, elle a quand-même réussi à envoyer ses enfants étudiants en Europe, et ce, grâce cette activité. Omar Diop, un homme, la cinquantaine, regarde de très près les mangues mais c’est le coût élevé qui l’empêche de les emporter : « C’est très cher. On dirait qu’au Sénégal si on n’est pas riche, on ne peut pas consommer des fruits ».
En centre-ville, les fruits ne manqueront jamais. Mais s'ils sont recommandés pour leurs bienfaits sur la santé, ils ne sont pas à la portée de toutes les bourses.
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