Il est 18 heures passées de quelques minutes au rond-point Liberté 6. La circulation est dense, la fumée des véhicules empeste l’air. L’animation est bruyante. C’est l’heure de la descente, cet endroit est rempli de monde comme d’habitude. Ce qui fait que les passants avancent à peine. De partout, on aperçoit les vendeurs qui occupent même les trottoirs. Vêtements, pantalons, chaussures, montres, écouteurs, arachide, anacarde, saba sénégalensis (màdd) et différents types de marchandises sont mis en vente.
Et parmi les accessoires, il y a les lunettes, ces outils à la mode courtisés par la population et surtout les jeunes. La vente de lunettes est devenue le gagne-pain de bon nombre de personnes qui se sont installées dans ce marché.
Parmi eux, Magaye Gaye. Cet homme de 32 ans et originaire Khombol est habillé en chemise bleue. Écouteurs aux oreilles, il écoute la radio. Ses lunettes sont mises sur une table dotée d’un miroir pour ses clients. Il nous confie : « J’achète mes lunettes à Grand Yoff. Elles ne sont pas du tout chères parce que je les achète en gros. Je les revends à 1000 francs CFA. Ça peut même aller jusqu’à 1500 ou 2000 francs CFA »
Magaye rajoute qu’il ne vend que des lunettes simples à bas prix. « Mais ce ne sont pas des lunettes de marques. Je ne vends pas non plus des correcteurs. Je ne possède que des lunettes simples comme les lunettes de soleil. C’est une activité rentable. Je remercie le bon Dieu. »
Des photogray
À quelques mètres de Magaye, se trouve Issa Ndiaye. Cet homme, la quarantaine, élancé et barbu, est aussi vendeur de lunettes. Il en porte même. Mais contrairement à notre premier vendeur rencontré, lui, ne vend que des lunettes photogray. Elles sont rangées dans une vitre avec différentes couleurs et modèles. « J’ai des lunettes de 10 000, de 6000 et de 2000 francs. Les prix sont différents. C’est normal parce que la qualité n’est pas la même. Moi je pars jusqu’en ville ou à Patte d’oie pour acheter les Photogray », dit-il.
Concernant la provenance de ses outils, il précise: « Il y a également des fournisseurs qui passent me livrer avec leurs motos. Les lunettes se vendent à merveille. Et ces derniers temps, les hommes sont mes principaux clients. »
Maguette Niang, jeune de 24 ans est venu marchander des lunettes. Il souhaite acheter des Photogray mais le prix demandé par le vendeur Issa est élevé, selon lui. Il n’a que 8000 francs CFA, mais le vendeur en réclame 10 000. Après un long marchandage, ce dernier accepte enfin, marché conclu.
À Liberté 6, les vendeurs estiment que la vente de lunettes est bénéfique. Grâce à cette activité, ils arrivent à s’en sortir et à satisfaire leurs besoins même si parfois, ils peinent à trouver de clients.
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