mardi 14 juillet 2026
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Reportage

Salle de musculation du campus, un exutoire des étudiants en quête d'équilibre physique

Salle de musculation du campus, un exutoire des étudiants en quête d'équilibre physique
Source: CESTI INFO
La salle de musculation du campus social reste une attraction particulière pour les étudiants sportifs. Ils la fréquentent tout au long de la journée pour de la musculation et/ou du fitness. Joindre l’utile à l’agréable, tel est la motivation de ces étudiants.

Nichée au rez-de-chaussée du pavillon B du campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), la salle « Baol fitness club-Ucad » est devenue le point de ralliement incontournable des étudiants en quête de bien-être physique. Ainsi, après les cours, bon nombre de résidents du campus s'impose la pratique de la musculation ou du fitness. 

L’horloge affiche 17 heures 20 minutes ce samedi de juillet 2026. L’effervescence est à son paroxysme sur la route principale qui traverse le campus social et qui passe devant la grande mosquée.  

Á quelques encablures de là, la chaleur ardente ne semble avoir aucun effet sur les férus de sport qui s’engouffrent dans la salle de musculation. Serviette accrochée à l’épaule et bouteille d’eau à la main, les adeptes des efforts intenses commencent à remplir les lieux. À l’intérieur, les effigies d’hommes aux muscles saillants attirent très vite l’attention. Le crépitement des haut-parleurs rend la communication difficile. La chanson « Ma diola » de l’artiste de la banlieue Ada Boy résonne à forts décibels.


Dans cette ambiance, seules les voix stentoriennes arrivent à se faire entendre. Une partie du public n'y prête pourtant pas attention, pleinement concentrée sur des exercices de squats. Mains entrecroisées, buste droit et tête relevée, ils enchaînent les flexions des genoux. « En haut, en bas ! », rythme un instructeur. Au bout de trois minutes, le groupe composé de six hommes et trois femmes marque une pause sur son ordre : « Relâchement des bras ! » 

De l’autre côté, un jeune homme soulève une barre chargée de lourds disques en acier. « 1, 2, 3, 4, 5… », souffle-t-il. Le corps ruisselant de sueur, il repose son équipement après douze répétitions.

D’abord réticent à livrer ses impressions, Mamadou Sow finit par se confier. « Je fréquente cette salle depuis son ouverture. Le matériel est moderne et les tarifs sont raisonnables », explique l’étudiant en deuxième année de Master en Lettres modernes. Pour Mamadou, cette pratique est salutaire : « Le sport garantit une bonne santé tout en aidant à décompresser. »

Des tarifs adaptés à la réalité estudiantine

Dans son bureau aménagé en guichet juste à l’entrée, Fatou Fall, la gérante, veille au grain sur les flux de clients. Certains membres présentent simplement leur carte d’abonnement, tandis que les usagers occasionnels s'acquittent des 700 francs CFA requis pour l'accès.

Bien qu'occupée par sa tâche, Fatou prend le temps d'expliquer le fonctionnement de la structure. « La salle est ouverte à tout le monde. Cependant, les étudiants bénéficient d’un tarif préférentiel par rapport aux personnes extérieures. » Interrogée sur les raisons de cette tarification différenciée, elle précise : « Le propriétaire de la salle, en sa qualité d’ancien délégué d’amicale, reste très sensible à la cause estudiantine. »

Cultiver l'équilibre physique et mental

Croisée sur le pas de la porte, Maty Diop, étudiante au département d’Anglais venue pour une séance de fitness, rappelle que la sédentarité est à proscrire. Selon elle, le fitness n'apporte que des bénéfices. « Cela permet de mieux gérer le stress, surtout avec le rythme soutenu des cours », confie la jeune femme à la silhouette svelte. Elle ajoute un argument sanitaire de taille : « Face aux méfaits de l'alimentation moderne, faire du sport est un excellent moyen de prévenir de nombreuses maladies. »

Il est 18h20 quand Saliou Ndiaye quitte les lieux, dégoulinant de sueur. Pour cet étudiant en Médecine, l'affluence de la salle est pleinement justifiée. « Un esprit sain dans un corps sain, dit l’adage. Alors, quoi de plus normal que de trouver une salle de musculation au cœur d'un campus universitaire ? », conclut-il avec le sourire, achevant ainsi sa routine quotidienne.

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Mare Diouf

Mare Diouf

Presse Ecrite

Moi, c’est Mare Diouf. Journaliste issu de la 54? promotion du CESTI et titulaire d’une licence en Droit public, je mets la rigueur juridique au service d’un journalisme d’impact et de profondeur. Passionné par l’actualité politique, judiciaire et les dynamiques sous-régionales au Sahel, je décrypte pour vous les enjeux majeurs du Sénégal et du continent.

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