Mendicité des enfants, un phénomène persistant

La mendicité des enfants est toujours présente malgré des mesures prises par le gouvernement.
Au Sénégal, il y a un nombre explosif d'enfants qui sont dans la rue. Ceci est dû à l'exode rural, ils quittent leur village pour venir en ville avec leur famille. D'autres sont venus en ville pour apprendre le coran. Au lieu de ça ils sont exploités par leur maitre coranique à des fins économiques. Certains issus de familles pauvres vivent dans des conditions de précarité.
Ces enfants sont souvent livrés au vol, à la drogue, à la prostitution, souvent à la merci d'adultes sans scrupules. Ils sont privés de leur droit à l'éducation, à la santé et même à la socialisation. Paradoxalement, les enfants de la rue paraissent intégrés à leur milieu de vie et refusent généralement de quitter la rue, leur territoire, leur groupe, qui constituent pour eux des repères sécuritaires et identitaires.
Confrontés à des situations extrêmement traumatisantes, leur état psychique se détériore très vite parce qu'ils sont généralement dans l'incapacité d'exprimer leurs souffrances et leurs besoins d'aide, ils ont particulièrement besoin d'un soutien psychologique professionnel et adapté à leur vulnérabilité. Mais depuis que ladite loi est entrée en vigueur, peu de résultats ont été acquis.
Malgré une volonté politique de l’ancien chef de l'Etat du Sénégal qui, depuis le 30 juin 2016, avait ordonné le retrait des enfants dans les rues de Dakar, les enfants squattent encore les coins et les recoins de la capitale Sénégalaise. L'article 3 de la loi no2005-06 interdit la mendicité des enfants de la rue au Sénégal. Cette mendicité rapporterait plus de 5 milliards de FCFA par an aux marabouts à Dakar, selon un expert des Nations Unies au Sénégal cité par Human Right Watch.
