Le commerce de chapelet peine à égrener des recettes

A chaque période de l’année ses bonnes affaires. Le mois de ramadan profite bien aux vendeurs de chapelets qui devient une tendance. Du marché de Sam, à Tilène et Sandaga si certains s’installent devant leur place de fortune, d’autres sillonnent les couloirs et trottoirs.
Au marché de tilène qui refuse du monde, le décor est bruit . Abou Dia assis sur une chaise de fortune vêtu en lacoste orange et d’un pantalon caki beige s’occupe soigneusement de ses chapelets. Le bonhomme à la trentaine dit avoir hérité la vente de chapelet de son père. « Je double ma marchandise pour satisfaire mes clients vu que la demande augmente pendant le mois de ramadan. En tout cas c’est un business qui marche souvent bien en cette période », confie-t-il. Il ajoute que « malgré qu’il est devenu une tendance au mois de ramadan, la matière première reste une denrée rare. Ce qui explique la cherté des prix ».
A quelques kilomètres de Tilène, le même décor au marché au Sandaga où s'active Seydou Ba, visage crispé de fatigue, lunettes bien ajustées au nez. Il porte en main un carton rempli de chapelets, mais cette fois-ci en électroniques. Selon lui, l’avènement des chapelets électroniques a renversé la tendance à cause de son accessibilité et sa facilité à utiliser. Pour lui « les fidèles s’intéressent de plus en plus à ces derniers aux détriment de ceux perlés. C’est pourquoi je me spécialise à la vente des chapelets électroniques communément appelés chapelets compteurs ».
Malgré l'attraction du commerce de chapelets pendant le ramadan, les clients se font désirer. Reste à savoir si c’est dû aux prix élevés ou la situation financière du pays.
